|
|
contacts
: A.D.E.V.S @ Chantal Lecolazet
(Présidente) |
|
L'objectif de l'association :
|
|
Située
à l'embouchure des rivières de la Sée et de
la Sélune, notre commune est typique du Pays de la Baie du
Mont Saint Michel. Ses 8 kilomètres de littoral
accueillent une faune et une flore très riches.
|
|
Actualités * SAINT-LEON'ART La troisième édition de notre exposition annuelle de peinture et d'art aura lieu du 15 au 24 juillet prochains, dans le bourg de Vains et à Saint-Léonard. Notre invité d'honneur est JACQUES DROUIN Lire ci-contre le salut à Jacques Drouin. Les artistes qui participent cette année à SAINT-LEON'ART sont : L'exposition est itinérante, du bourg de Vains au Grouin du sud, et fléchée. Le vernissage a eu lieu le 15 juillet à 19h00 à la Bergère. * enquête publique sur les dispositions du PLU de Vains Le 26/03/2010 l'Association s'est exprimée auprès du Commissaire chargé de l'enquête en déposant sur son cahier les observations suivantes. L'ADEVS constate que, malgré l'abandon dans le projet de PLU de la commune de Vains des dispositions d'urbanisation les plus nuisibles 1° à l'écosystème de la baie et 2° à la beauté du village de Saint-Léonard, les règles relatives à ces deux objets restent insuffisantes. C'est pourquoi l'ADEVS demande * La journée du dimanche 12 juin, ON GRATTE LE GROUIN, journée de nettoyage du rivage (ramassage des déchets sur la laisse de mer), a rassemblé une trentaine d'adultes (dont quatre élus que nous remercions particulièrement : M le Maire René Morel, Mme Compte, M Lecolazet et M Lechartier) et une dizaine d'enfants, qui ont collecté les déchets sur l'ensemble de la côte de la commune. Le bilan de cette 4e édition est semblable à celui de l'an dernier : moins d'ordures auraient été abandonnées depuis la terre, mais la mer apporte toujours quantité de plastiques. Si un travail d'éducation auprès des plaisanciers a commencé de porter ses fruits, il doit être engagé plus sérieusement auprès des professionnels, marins et conchyliculteurs. Le repas qui a rassemblé en fin de journée la plupart des participants a été excellent et fort gai. Il faut en remercier celles et ceux qui, par leurs dons ou leur activité, ont contribué à sa préparation et à son organisation. |
||
|
SALUT A JACQUES DROUIN Qu'est-ce que peindre ? Le public, l'amateur, même éclairé, croit souvent que le peintre avant de la réaliser dispose de l'oeuvre dans son imagination, et qu'il n'a plus qu'à l'exécuter. C'est une erreur. Erreur qui tire sa force de l'apparence figurative de la peinture. L'artiste n'aurait qu'à imiter la nature, avec cette petite touche personnelle qui exprimerait sa subjectivité propre. Il n'en est rien. Le choix par Jacques Drouin de ce qu'on appelle l'abstraction écarte cette supposition. Ses séries montrent que le peintre ne sait pas à l'avance ce qui va sortir de sa toile. S'il le savait, il le dirait, et point final : il n'aurait plus envie de le peindre et il n'y aurait aucun intérêt à le peindre en plus de le dire. C'est que ce qui doit être vu sur la toile ne peut être que peint, et nullement raconté. Et peindre n'est pas l'acte de répandre sur la toile ce qui préexisterait dans l'imagination ; c'est l'acte de porter à l'existence ce qui ne préexiste nulle part, acte créateur, dans l'acception qui implique le travail, c'est à dire la sueur, les larmes et le sang. A la fin de quoi le peintre, Jacques Drouin, voit enfin ce qu'il a fait. Et qu'a-t-il fait ? Non pas une petite chose qui ne concernerait que lui, qui n'aurait de sens que dans une subjectivité personnelle, étroite, étriquée, éventuellement bizarre ou pathologique. Si c'était le cas sa peinture n'aurait d'intérêt que pour un public lui-même étroit, voire pathologique. « C'est de la peinture de fou », disait Cézanne à Van Gogh. Que n'a-t-il tourné sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler ! Elle l'est exactement aussi peu que la sienne, ou la sienne ne l'est pas moins. Fou, non pour avoir affaire de temps à autre à la psychiatrie, mais parce qu'au terme de son travail le peintre délivre au public et lui fait voir ce qu'il ne verrait pas sans lui, qui le surprend, voire qui le blesse et le fait s'insurger. En l'occurrence que nous fait voir la peinture de Jacques Drouin ? Venant d'une zone indéfinie, d'une distance indéterminable, surgit quelque chose. Et, comme d'une toile à l'autre c'est toujours la même chose, il faut bien se dire qu'en dehors de cette chose il n'y a rien. Cette chose est le tout, l'existence même. Elle s'impose à nous, à tous, que nous la voulions ou non, qu'elle nous plaise ou pas, comme la donnée à laquelle nous sommes contraints de nous soumettre et qui va exercer sur notre vie personnelle une pression à la fois globale et de tous les instants. En face de ces toiles s'impose le sentiment de l'inéluctable. L'inéluctable est-il porteur de menace ou d'espoir ? La verticalité de la chose dit sa rigueur, son inflexibilité. Ce qui nous arrive n'est pas ce que nous aurions voulu ; nous n'avons pas pu arranger le monde comme nous l'aurions voulu. Mais aussi les couleurs chaudes, de même que les marbrures, zébrures, scarifications de la chose mettent en évidence sa nature organique, voire animale. La chose est vivante et, comme il n'y a qu'elle, elle est la vie elle-même, avec ce qu'elle implique de proliférant, tant pour nous tuer que pour nous nourrir. Nous ne savons pas dans quelle direction la chose va aller. C'est le sentiment de l'existence propre à l'homme du XXIe siècle qu'exprime la peinture de Jacques Drouin. Ce n'est plus la foi religieuse des hommes du moyen-âge, ni la confiance dans la nature (et dans l'homme lui-même) des siècles qui ont suivi, c'est quelque chose de nouveau, fait d'angoisse et aussi de force vitale que disent ces toiles, que le peintre a sorties de lui-même, homme du XXIe siècle s'adressant à ses contemporains, et les menant à voir quelle est leur vie. YD, le 15/07/2010
|
||
|
|
||